10 nov. 2009

This is (exactly) it!

Un film qui fait couler autant d'encre sans qu'aucune image ou aucune info sur son contenu exact n'ait filtrée, il fallait bien qu'il soit consacré à un artiste qui a révolutionné l'histoire de la musique contemporaine.
C'était le moins que l'on puisse faire j'ai envie de dire, pourtant certains ont cru bon de dénoncer ce qu'ils considéraient comme un moyen supplémentaire d'exploiter l'image d'un artiste qui paradoxalement aura été l'un des plus médiatisé du 20e siècle.
This is it, le film de trop ont sous entendu certains médias dont les chroniques traduisaient plus la frustration du manque de signes à se mettre sur l'écran que l'indignation véritable.
Indignation somme toute compréhensible face a une distribution qui annonçait une durée de deux semaines à l'écran et pas une de plus pour un docu traitant de la vie(ou pas) d'un des artistes les plus généreux du monde.
Pourquoi une durée si courte, pour faire plus de buzz et donc plus d'entrées et donc plus d'argent?
Qu'a cela ne tienne, l'argent n'ayant pas d'odeur ni de couleur, le public ne s'est pas fait prier pour se presser dans les salles obscures et sanctionner le documentaire de Kenny Ortega d'une salve d'applaudissements.
Etant pour ma part restée insensible aux pseudos débats éthiques, j'attendais avec une impatiente et une fébrilité non dissimulées un trou dans mon emploi du temps trop peu clément ces derniers temps pour m'offrir une dernière danse avec celui qui m'a donné le goût des concerts bien faits.
Nous y sommes: l'amour de la scène.
Je pense que cet amour est aussi fort pour celui qui s'y produit que pour ceux qui assistent au spectacle.
Depuis ce soir de 1988 où Michael Jackson m'a offert le tout premier show de ma vie, je n'accorde mon crédit inconditionnel, mon fanatisme qu'aux artistes que j'ai vu sur scène.
la scène, voilà un bien grand mot!
A moins d'être soi même artiste, qui sait finalement ce que cela recouvre, les responsabilités que l'on endosse lorsque la date est fixée, les tickets imprimés et la promotion lancée?
Qui plus est pour un artiste de l'envergure de Michael Jackson.
Cela va sans dire, mais c'est bien de le dire.
This is It.
Çà n'est pas autre chose, l'envers du décors: Un casting aussi géant qu'exigeant, des heures et des heures de répétitions faisant fi de la fatigue et du stress qui se lit dans les regards et dans la réserve de MJ qui après des années de règne sans partage sur la pop musique connaît toujours autant ses gammes et sait qu'au delà de la prod, ceux à qui ils faut plaire ce sont les fans, ses fans, ceux qui n'ont jamais failli malgré l'acharnement médiatique et les histoires sordides.
This is it: un magnifique cadeau pour ceux qui n'avaient aucun espoir d'assister au show et pour ceux qui devaient y assister, et surtout pour ceux qui ont contribué pendant plusieurs mois à ce qui devait être l'ultime révérence du King of Pop.
D'une certaine façon ce documentaire aura permis a l'artiste de mourir sur scène et ça pour un artiste qui y est né, ça n'a pas de prix.



4 nov. 2009

kiosque

Un petit post rapide, rapide...pour vous présenter cette couverture que j'adore, je la love et même pire que cela comme dit Woody Allen, je la LURVE.
Vu qu'en ce moment je bouffe de la photo dans tous les sens du terme...ya pas de raison que j'en depose pas un peu ici.
Bon je vous laisse, j'ai un restau africain à tester...

Sinon pour la suite ça se passe ici.

PS: La redactrice en chef de ce brillant magazine n'est autre que ma petite soeur qui ne cesse de m'épater!!!

11 oct. 2009

I ain't dead yet

La (mauvaise) réputation de certains quartiers n'est plus à faire.
Après quelques discussions avec des amis j'aurai du m'enfermer à double tour et ne jamais ressortir de mon studio!
C'est que je suis une flipette moi, j'habite au premier avec un serrure pas vraiment dissuasive...
Entre les bandes de jeunes qui s'affrontent aux alentours des Buttes-Chaumont et la drogue qui ne circule même plus sous le manteau entre Pyrénées et Jourdain,"noire c'est noire il n'y a plus d'espoir" me fait-on comprendre.
La bonne nouvelle est que le noir reste pour moi une valeur sure et qu'ayant grandi à Sarcelles(grrr), habité à Saint Denis(brrrr), travaillé à Aubervilliers(glup) et j'en passe des mal famés, le topic du quartier où il est impossible de ne pas se prendre une balle perdue, être victime d'un viol en réunion, brûlé vive pour avoir refusé une demande en mariage,séquestre du fait de son appartenance à un groupe ethnique ou religieux, mutilé pour un Ipod dans le mois suivant l'emménagement, je n'y crois pas une seule seconde.
A ces faits divers régulièrement montés en mayo par les médias pour vendre du sujet de société, j'ai coutume d'opposer Guy Georges et autres violeurs/tueurs qui ont alimentés la chronique sans que l'on réussisse jamais à greffer sur leur comportement l'influence ou l'émulation d'un milieu ou d'un environnement social.
Pour répondre à la question " Mais pourquoi est-il si méchant", les médias même les plus sérieux ont pris le partit(face à une opinion publique de moins en moins exigeante) de trouver des justifications dans l'environnement au sein duquel évoluait l'individu devenu soudainement "monstre".
Pourtant la réponse est souvent simple mais pas pour autant simpliste: "Parce que!".
On en trouve une illustration parfaite dans le film "8 mm" dans lequel le pervers traqué enfin coincé déclare cyniquement au flic en mal d'héroïsme qui a fait de cette traque une obsession: "Vous aimeriez entendre que j'ai été victime de viol dans mon enfance, que j'ai été battu et victime de sévices aussi divers qu'horribles, mais la vérité est que je n'ai jamais rien subi de ce que je fais subir à ces pauvres victimes, j'ai eu une enfance des plus heureuses, et j'inflige ces souffrances aux autres tout simplement parce que j'aime ça, j'aime faire du mal".
Voilà à mon humble avis un plaidoyer qui nous éviterait les drames de la récidives de plus en plus nombreux! S'attacher aux faits et non pas à l'exégèse qu'en font les médias.
Le quartier est ce qu'on en fait, bien sur il existe des coins tellement cracra qu'il est impossible de s'y promener sans déprimer. La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde et moi je suis tout de suite tombée amoureuse de Ce 19ème là:
Celui où le commerce de proximité côtoie naturellement le Monop, où dans la même rue il y a trois retoucheries, deux dépôts vente, trois librairies,une grande et belle église que personne ne semble remarquer, une vitrine de fringues branchés hors de prix que l'on se surprend pourtant toujours à léché, plusieurs boulangeries qui semblent s'être entendues sur le prix de la baguette et autant de laveries.

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8 sept. 2009

Mood of the D.&Co

story board
« Les gens ne savent pas ce qu’ils veulent jusqu’à ce qu’on leur propose »
C'est un peu ma définition de la déco: vous ne pouvez pas dire si vous n'avez pas essayé...
A la différence d'un croquis que l'on peut gommer et remodeler, le mauvais choix de mobilier a du mal à se faire oublier et tendance à prendre la tête.
Dans son ouvrage "Un certain style de vie" Sir Terence Conran démontre (photos d'intérieurs stylisés à l'appui) que l'on devrait accorder plus d'importance à la décoration.
Et par extension à notre cadre de vie tout entier. Car de la qualité de la première découlera naturellement celle du second.
Quand on a dit ça on pense que l'on a tout dit, et surtout l'on pense qu'avec un minimum de moyens on peut ressortir d'un magasin Habitat déco clés en main.
Sans doute pas impossible, une fois que l'on a enregistré tous les codes du moment, patiemment glanés au fil des pages d'Architectural Digest.
Mais toute la difficulté réside dans la nécessité d'édifier un intérieur qui nous ressemble et dans lequel on se sente à l'aise et non pas des intérieurs qui se ressemblent.
Savoir concilier des goûts aussi divers et variés avec la capacité d'un espace à acceuillir ces goûts.
Ne pas craindre le mauvais goût, mais avoir le dégoût certain.
Voilà de quoi l'art de la décoration est fait: de maximes!
Tu ne fera point
Tu n'associera point
Tu évitera
etc.
Ce que j'aime en déco et là où je rejoins Sir Conran, c'est que même si parfois on résiste, le pratique reprend vite le dessus et l'on réalise que le beau est souvent l'ennemi du beau.
Enfin je dirais plutôt que le design est l'ennemi du design...
Bon je vais m'arrêter là et retourner à mes catalogues...parce que le vrai problème est que je sais exactement ce que je veux, que je suis toujours aussi exigeante et pas plus riche.
Alors je furete et , prends le meilleur de , découpe par ci, ajuste par , fais feu de tout bois etc.
Ce n'est pas de tout repos et ça mobilise tous les sens mais D. que j'aime ça!
Ci-dessus un patchwork de petites choses qui recueillent actuellement mes faveurs: la bergère que je ne me résous pas à customiser:j'adore ce que je considère pourtant comme une insolence sans précédent!
L'appartement de Carrie Bradshaw illustre parfaitement ma philosophie: on peut aimer les choses anciennes et (a fortiori) de style tout en restant une fille moderne pour qui la question du dressing demeure(malheureusement) centrale, épineuse et...ruineuse!
Le blanc et ses innombrables vertus, la couleur en touche, l'éternelle opposition entre le sobre et l'excentrique, le moderne et le rétro, Ikea VS Emmaüs.
Sur ce dernier point j'ai tranché, et au risque de passer pour une précieuse, les meubles en kit ça n'est définitivement pas mon kif.




28 août 2009

Mood of the D : Try to be more Thankful

photos MARS 477

“Let us rise up and be thankful, for if we didn't learn a lot today, at least we learned a little, and if we didn't learn a little, at least we didn't get sick, and if we got sick, at least we didn't die; so, let us all be thankful.” Buddah


En discutant avec ma soeur l'autre jour j'ai réalisé à quel point je pouvais être pénible à me plaindre sans cesse.
Ce qui m'a fait réagir c'est lorsqu'elle m'a prevenu que cela était dangereux d'être tout le temps en mode complainte.
L'homme est déjà un loup pour l'homme et l'on parle de vivre dans une jungle urbaine, faudrait-il que je devienne un danger pour moi-même?
Cela ne s'est pas fait attendre, et quelques jours plus tard, me voilà malade, épuisée de tout le temps courir après le meilleur, de me stresser de n'en faire pas assez, de flipper de ne pas être à la hauteur, de me plaindre de ce que je n'ai, oubliant ostensiblement l'immensité de ce que je possède.
Pour une fois je veux bien juste essayer...