La (mauvaise) réputation de certains quartiers n'est plus à faire.
Après quelques discussions avec des amis j'aurai du m'enfermer à double tour et ne jamais ressortir de mon studio!
C'est que je suis une flipette moi, j'habite au premier avec un serrure pas vraiment dissuasive...
Entre les bandes de jeunes qui s'affrontent aux alentours des Buttes-Chaumont et la drogue qui ne circule même plus sous le manteau entre Pyrénées et Jourdain,"noire c'est noire il n'y a plus d'espoir" me fait-on comprendre.
La bonne nouvelle est que le noir reste pour moi une valeur sure et qu'ayant grandi à Sarcelles(grrr), habité à Saint Denis(brrrr), travaillé à Aubervilliers(glup) et j'en passe des mal famés, le topic du quartier où il est impossible de ne pas se prendre une balle perdue, être victime d'un viol en réunion, brûlé vive pour avoir refusé une demande en mariage,séquestre du fait de son appartenance à un groupe ethnique ou religieux, mutilé pour un Ipod dans le mois suivant l'emménagement, je n'y crois pas une seule seconde.
A ces faits divers régulièrement montés en mayo par les médias pour vendre du sujet de société, j'ai coutume d'opposer Guy Georges et autres violeurs/tueurs qui ont alimentés la chronique sans que l'on réussisse jamais à greffer sur leur comportement l'influence ou l'émulation d'un milieu ou d'un environnement social.
Pour répondre à la question " Mais pourquoi est-il si méchant", les médias même les plus sérieux ont pris le partit(face à une opinion publique de moins en moins exigeante) de trouver des justifications dans l'environnement au sein duquel évoluait l'individu devenu soudainement "monstre".
Pourtant la réponse est souvent simple mais pas pour autant simpliste: "Parce que!".
On en trouve une illustration parfaite dans le film "8 mm" dans lequel le pervers traqué enfin coincé déclare cyniquement au flic en mal d'héroïsme qui a fait de cette traque une obsession: "Vous aimeriez entendre que j'ai été victime de viol dans mon enfance, que j'ai été battu et victime de sévices aussi divers qu'horribles, mais la vérité est que je n'ai jamais rien subi de ce que je fais subir à ces pauvres victimes, j'ai eu une enfance des plus heureuses, et j'inflige ces souffrances aux autres tout simplement parce que j'aime ça, j'aime faire du mal".
Voilà à mon humble avis un plaidoyer qui nous éviterait les drames de la récidives de plus en plus nombreux! S'attacher aux faits et non pas à l'exégèse qu'en font les médias.
Le quartier est ce qu'on en fait, bien sur il existe des coins tellement cracra qu'il est impossible de s'y promener sans déprimer.
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde et moi je suis tout de suite tombée amoureuse de Ce 19ème là:
Celui où le commerce de proximité côtoie naturellement le Monop, où dans la même rue il y a trois retoucheries, deux dépôts vente, trois librairies,une grande et belle église que personne ne semble remarquer, une vitrine de fringues branchés hors de prix que l'on se surprend pourtant toujours à léché, plusieurs boulangeries qui semblent s'être entendues sur le prix de la baguette et autant de laveries.
Après quelques discussions avec des amis j'aurai du m'enfermer à double tour et ne jamais ressortir de mon studio!
C'est que je suis une flipette moi, j'habite au premier avec un serrure pas vraiment dissuasive...
Entre les bandes de jeunes qui s'affrontent aux alentours des Buttes-Chaumont et la drogue qui ne circule même plus sous le manteau entre Pyrénées et Jourdain,"noire c'est noire il n'y a plus d'espoir" me fait-on comprendre.
La bonne nouvelle est que le noir reste pour moi une valeur sure et qu'ayant grandi à Sarcelles(grrr), habité à Saint Denis(brrrr), travaillé à Aubervilliers(glup) et j'en passe des mal famés, le topic du quartier où il est impossible de ne pas se prendre une balle perdue, être victime d'un viol en réunion, brûlé vive pour avoir refusé une demande en mariage,séquestre du fait de son appartenance à un groupe ethnique ou religieux, mutilé pour un Ipod dans le mois suivant l'emménagement, je n'y crois pas une seule seconde.
A ces faits divers régulièrement montés en mayo par les médias pour vendre du sujet de société, j'ai coutume d'opposer Guy Georges et autres violeurs/tueurs qui ont alimentés la chronique sans que l'on réussisse jamais à greffer sur leur comportement l'influence ou l'émulation d'un milieu ou d'un environnement social.
Pour répondre à la question " Mais pourquoi est-il si méchant", les médias même les plus sérieux ont pris le partit(face à une opinion publique de moins en moins exigeante) de trouver des justifications dans l'environnement au sein duquel évoluait l'individu devenu soudainement "monstre".
Pourtant la réponse est souvent simple mais pas pour autant simpliste: "Parce que!".
On en trouve une illustration parfaite dans le film "8 mm" dans lequel le pervers traqué enfin coincé déclare cyniquement au flic en mal d'héroïsme qui a fait de cette traque une obsession: "Vous aimeriez entendre que j'ai été victime de viol dans mon enfance, que j'ai été battu et victime de sévices aussi divers qu'horribles, mais la vérité est que je n'ai jamais rien subi de ce que je fais subir à ces pauvres victimes, j'ai eu une enfance des plus heureuses, et j'inflige ces souffrances aux autres tout simplement parce que j'aime ça, j'aime faire du mal".
Voilà à mon humble avis un plaidoyer qui nous éviterait les drames de la récidives de plus en plus nombreux! S'attacher aux faits et non pas à l'exégèse qu'en font les médias.
Le quartier est ce qu'on en fait, bien sur il existe des coins tellement cracra qu'il est impossible de s'y promener sans déprimer.
La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde et moi je suis tout de suite tombée amoureuse de Ce 19ème là:
Celui où le commerce de proximité côtoie naturellement le Monop, où dans la même rue il y a trois retoucheries, deux dépôts vente, trois librairies,une grande et belle église que personne ne semble remarquer, une vitrine de fringues branchés hors de prix que l'on se surprend pourtant toujours à léché, plusieurs boulangeries qui semblent s'être entendues sur le prix de la baguette et autant de laveries.









6 commentaires:
Il est jolie ton plaiyoder pour ton quartier!
ça donne presqu'envie de déménager et d'y vivre :)
et comme tu le dis la beauté se trouve dans les yeux de celui qui aime !
on s'ent fout bien de ce que pense les autres !
:)
Merci Melissa, tu me fais penser que la blog me manque!
Et toi tu habites où?
eh bien ! moi je vis à gentilly ! c'est une petite ville au sud de paris. j'aime bien y vivre aussi! mais je ne pense pas pouvoir la défendre aussi bien que toi tu décris ton quartier ! lol
Enfin, j'arrive à enregistrer un commentaire..j'ai jamais fait gaffe que c'était là.
Tout ça pour dire que j'ai rarement vu un si bel écrit que le tien...encore plus sur un quartier qui en général donne moins envie que d'autres quartiers de Paris...sauf pour moi qui trouverait plus un équilibre dans un quartier cosmopolitain où la coriandre de la bonne chorba algérienne est facile à trouver, où se mèlent toutes les couleurs pour former la couleur du respect et de l'amour...
Ton exposé de droit me va bien Droit au coeur même si je n'y ai pas vécu dans ce quartier...et si un jour j'ai l'occasion de vivre à Paris, je penserai à celui ci en 1er.
A très bientôt pour une randonnée aux buttes chaumont...
To be continued!!!
Rad.
Tout simplement parce que les médias suppôt des politiques qui n'ont pour but que de donner des étiquettes et tracer des lignes rouge pour diviser le citoyen lambda .
L'imaginaire et la vitrine répétitive des médias ne fait que transformer le téléspectateur à machine à absorber des informations qu'il prend subliminalement pour des certitudes au bout d'une très courte durée .
Le quartier si redouté devient plus largement un argument dans une société occidentale axée sur la culture de la peur "1+1=3".
Vous me manquez les lecteurs, faut que je revienne au blog!
@Rad: @ tres bientÖT!
@Melissa: oui Gentilly je connais et j'aime bien ausssi!
@nubien:miss your comments!!!mais je recois tous les jours tes videos! :D
:D
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